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ToggleLucas Mahias : parcours, palmarès et ascension d’un champion Yamaha
Lucas Mahias, un pilote façonné par la passion mécanique
Lucas Mahias naît à Mont-de-Marsan le 14 avril 1989. Chez lui, la moto n’est pas un décor, c’est une évidence. Son père a toujours une machine dans le garage et, très tôt, Lucas met les mains dedans autant que le genou par terre. Son premier destrier motorisé n’a rien d’un mythe de paddock : un Peugeot 103 capricieux, qui serre régulièrement. Mais c’est avec cette mobylette qu’il découvre les sensations brutes, jusqu’à poser le genou pour la première fois sur un rond-point, avec une plaque de bois scotchée en guise de slider. Du système D pur jus, mais déjà l’état d’esprit.
Dès ces premières années, son parcours s’inscrit dans une culture profondément ancrée dans l’ADN de la marque japonaise, une histoire que l’on retrouve dans l’Histoire Yamaha, faite de compétition, de transmission et de machines pensées pour gagner.
La rencontre décisive avec la compétition moto
À 14 ans, Lucas Mahias croise la route de Pierre Mouneu, ancien professeur de mécanique. Ensemble, ils écument les courses de côte, l’enduro et le grass-track. Le virus est inoculé, sans antidote possible. Un an plus tard, direction le CFA de Bayonne pour trois ans d’alternance en mécanique moto, au sein de MP Motos. Objectif clair : CAP et BEP en poche. Pierre Mouneu devient son patron, mais surtout un pilier dans sa formation technique.
En parallèle, Sébastien Landaburu, professeur de mécanique et préparateur suspensions, ouvre une nouvelle porte : celle du circuit. Lucas comprend alors que la vitesse pure et la précision chirurgicale du pilotage sur piste correspondent parfaitement à son tempérament.
Du tout-terrain au circuit, le déclic définitif
À cette période, Lucas Mahias roule également en enduro avec Serge Nuques. Pourtant, c’est bien sur l’asphalte que tout bascule. À Pau-Arnos, lors d’un stage, “Sergio” lui donne son premier véritable cours de pilotage sur circuit. Le feeling est immédiat, la progression fulgurante. Lucas décide alors de s’investir à 100 % dans la vitesse.
Le choix est assumé, presque radical : désormais, chaque décision sera orientée vers la performance sur piste.
Les débuts remarqués en Michelin Power Cup
En 2008, Lucas Mahias s’offre une sportive 600 cm³ et s’engage en Michelin Power Cup. Résultat immédiat : podium dès la première course à Croix-en-Ternois avec une troisième place. Il enchaîne ensuite deux victoires consécutives. Seule ombre au tableau, une épreuve manquée pour cause d’examen du BEP, puis un déclassement lors de la finale pour une simple méconnaissance du règlement.
Le bilan reste impressionnant : vice-champion de France Michelin Power Cup. Sur les conseils de Dominique Sarron, et sous le coaching de Serge Nuques, Lucas investit alors dans une Yamaha YZF-R6 pour le Championnat de France Promosport. Un choix qui va changer sa trajectoire.
Confirmation au plus haut niveau national et européen
La montée en puissance est rapide. Vice-champion de France en 2009, vainqueur du Trophée Pirelli 600 en 2010, Lucas Mahias s’impose comme l’un des pilotes français les plus prometteurs de sa génération. En 2011, il frappe fort en remportant la finale du Championnat d’Europe CEV Moto2 à Jerez, sur le terrain de jeu des Espagnols.
Ce succès agit comme un signal fort : Lucas n’est plus un outsider, il devient un pilote à surveiller de très près.
Le retour gagnant chez Yamaha en Supersport
Mi-saison 2013, Lucas Mahias retrouve Yamaha au guidon de la YZF-R6 du team Dark Dog Academy – Yamaha Racing France – Yamalube, en remplacement de Grégory Di Carlo. Quatre podiums, dont une victoire lors de la dernière manche, lui permettent de terminer troisième du championnat de France Supersport, derrière Mathieu Gines, lui aussi sur Yamaha.
La cohérence technique, la confiance et la performance sont de retour. Yamaha et Mahias parlent le même langage.
L’endurance et la domination nationale
Lors du Salon de la Moto 2013, Christophe Guyot le boss du GMT94 annonce un tournant majeur : à seulement 24 ans, Lucas devient pilote remplaçant pour le Bol d’Or et les 24 Heures du Mans 2014. Cette même année, il écrase littéralement le championnat de France Supersport avec une saison parfaite : 12 poles positions, 12 victoires. Un score chirurgical, sans débat possible.
L’explosion sur la scène mondiale
En 2015, à Magny-Cours, Lucas Mahias impressionne en Championnat du monde Supersport en terminant troisième face à l’élite mondiale. En 2016, il remplace Florian Marino, blessé, en STK1000. Trois podiums consécutifs, dont deux victoires, au guidon de la YZF-R1 Pata. Malgré seulement trois courses disputées sur huit, il termine quatrième du championnat. Brutal d’efficacité.
Le titre mondial Supersport comme consécration
En 2017, Lucas Mahias rejoint le GRT Official WorldSSP Team pour piloter la nouvelle Yamaha YZF-R6 aux côtés de Federico Caricasulo. La suite appartient à l’histoire : il décroche le titre de Champion du monde Supersport. Un sacre logique, fruit d’un parcours construit sur la technique, la régularité et une lecture parfaite de la course.
Palmarès de Lucas Mahias
Principaux résultats
2008
Vice-champion de France Michelin Power Cup
4 podiums dont 3 victoires
2009
Vice-champion de France d’Endurance
2010
Vainqueur du Trophée Pirelli 600
2011
Vainqueur de la finale CEV Moto2 à Jerez
Vainqueur de la course d’ouverture du Championnat de France Supersport au Mans
9e du Championnat de France Supersport
2012
Participations aux 8 Heures d’Oschersleben
24 Heures du Mans
24 Heures de Barcelone
2013
3e du Championnat de France Supersport
3e en IDM Supersport à Lausitzring
Participation au Bol d’Or
2014
Champion de France Supersport (Yamaha YZF-R6)
2015
Champion du monde d’Endurance 2015-2016
2016
Vice-champion du monde d’Endurance (GMT94 – Yamaha YZF-R1)
4e du Championnat STK1000
2017
Champion du monde Supersport (Yamaha YZF-R6)
Auteur:
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Ancien mécano , magasinier , chef d'atelier moto pendant plus de 25 ans, aujourd’hui je suis SEO pour Planète Yam, je décrypte les modèles Yamaha avec un œil technique et une passion qui ne s’éteint jamais.
J’écris comme je parle : franc, précis, sans détour, toujours au service du motard qui veut comprendre avant de choisir.
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