RD 400 Yamaha : la sportive deux-temps qui a marqué la fin d’une époque
Yamaha RD400 : une sportive deux-temps au cœur de l’histoire Yamaha
Pure sportive deux-temps de son époque, la Yamaha RD400 est présentée en France lors du salon de Paris à l’automne 1975, aux côtés de la XS500. Elle s’inscrit pleinement dans la lignée des Yamaha mythiques et occupe une place stratégique dans l’Histoire Yamaha, à un moment où la marque pousse le moteur deux-temps à son maximum de maturité avant un virage technologique majeur.
Lancement de la RD400 : une présentation remarquée au salon de Paris 1975
Dès 1976, la RD400 arrive dans certaines concessions européennes. Elle se distingue immédiatement par une présentation soignée et ambitieuse, confirmant la volonté de Yamaha de proposer une vraie sportive de moyenne cylindrée, accessible mais sans compromis sur les performances ni sur l’équipement.
Un design anguleux en rupture avec les générations précédentes
La RD400 adopte une robe blanche et rouge très marquante, accompagnée de lignes anguleuses qui rompent clairement avec les rondeurs des modèles précédents. Les jantes à bâtons en alliage renforcent cette impression de modernité, même si leur poids reste conséquent. Esthétiquement, la RD400 affiche une identité forte, plus agressive, en phase avec l’évolution du marché sportif de la fin des années 1970.
Moteur RD400 : plus de couple et une évolution maîtrisée du deux-temps
La RD400 succède à la RD350 en proposant une évolution technique cohérente. Son moteur bicylindre vertical deux-temps refroidi par air passe à 398 cm³ grâce à une augmentation de la course de 51 cm³. La puissance atteint environ 39 chevaux, mais c’est surtout le gain en couple qui transforme le caractère de la moto, la rendant plus agréable et plus exploitable au quotidien.
Technologie moteur : torque induction et vilebrequin optimisé
Le système Torque Induction par jupes de pistons est conservé, associé à sept transferts assurant un remplissage efficace des cylindres. Le vilebrequin est alourdi afin d’améliorer la souplesse moteur et de lisser les montées en régime. Une boîte de vitesses à six rapports est toujours de la partie, accompagnée d’une démultiplication finale revue pour encaisser un couple maximal plus élevé.
Transmission et performances : une sportive pensée pour la route
Grâce à ces évolutions, la Yamaha RD400 offre des performances solides pour son époque. La vitesse maximale annoncée atteint 165 km/h, un chiffre qui la place parmi les sportives de référence dans la catégorie des moyennes cylindrées deux-temps de la fin des années 1970.
Partie-cycle de la RD400 : rigueur classique et freinage moderne
La partie-cycle reste fidèle aux standards de son temps avec un cadre tubulaire double berceau en acier. La suspension avant repose sur une fourche télescopique, tandis que l’arrière est confié à deux amortisseurs. En revanche, le freinage marque une vraie rupture technologique avec deux disques de 267 mm de diamètre, un équipement particulièrement moderne et efficace pour une moto de cette cylindrée à l’époque.
Évolutions techniques de la Yamaha RD400 entre 1977 et 1979
En 1977, la RD400 bénéficie d’un allumage électronique japonais, améliorant la fiabilité et la régularité du fonctionnement moteur. Elle adopte également un habillage de selle en plastique, plus moderne et plus léger. En 1979, Yamaha pousse encore l’évolution avec une fourche de 35 mm de diamètre, une puissance portée à 43 chevaux à 7 500 tr/min, des échappements retravaillés et un étrier de frein flottant.
Coloris et fin de carrière : la RD400 entre définitivement dans la légende
La dernière évolution s’accompagne de nouveaux coloris emblématiques : Yamaha Black, Crystal Silver et White. C’est dans cette livrée blanche, reconnaissable à ses caches latéraux ornés de deux zéros remplis de noir, que la RD400 marquera durablement les esprits. Elle laissera ensuite sa place à la RD350LC, refroidie par liquide, après avoir séduit 1 117 clients.
Pourquoi la Yamaha RD400 est devenue une moto mythique
La RD400 incarne l’aboutissement du concept de sportive deux-temps refroidie par air chez Yamaha. Fiable, performante, bien équipée et dotée d’une vraie personnalité, elle symbolise la fin d’une époque où le deux-temps dominait encore le segment sportif avant les contraintes réglementaires et l’arrivée de nouvelles technologies.
Fiche technique complète de la Yamaha RD400
Moteur : bicylindre deux-temps refroidi par air
Cylindrée : 398 cm³
Alésage x course : 64 x 62 mm
Taux de compression : 6,2:1
Puissance maximale : 40 ch à 7 000 tr/min
Couple maximal : 4,2 mkg à 6 500 tr/min
Lubrification : Autolube
Admission : deux carburateurs Mikuni de 28 mm
Embrayage : multidisque à bain d’huile
Allumage : batterie-bobines
Mise en route : kick
Transmission : six vitesses
Transmission finale : chaîne
Cadre : double berceau tubulaire en acier
Suspension avant : fourche télescopique
Suspension arrière : deux combinés amortisseurs
Frein avant : simple disque de 267 mm, étrier simple piston
Frein arrière : simple disque de 267 mm, étrier simple piston
Longueur : 2 015 mm
Largeur : 830 mm
Hauteur : 1 085 mm
Empattement : 1 350 mm
Garde au sol : 150 mm
Pneu avant : 3.25 x 18
Pneu arrière : 3.50 x 18
Réservoir essence : 16,5 litres
Réservoir huile : 1,8 litre
Poids à sec : 157 kg


