Yamaha 1000 TR1 (1981) : la routière V-Twin avant l’heure
Yamaha 1000 TR1 (1981) : une autre vision du haut de gamme
La Yamaha 1000 TR1 (1981) fait partie de ces motos qui ne cherchent pas à suivre la mode, mais à tracer leur propre route. À une époque dominée par les quatre cylindres, Yamaha ose une approche différente et inscrit la TR1 dans la lignée des Yamaha mythiques, tout en lui donnant une place bien particulière dans l’Histoire Yamaha. Une machine singulière, pensée pour le tourisme rapide, le couple et le confort, loin des standards du début des années 80.
1981 : Yamaha prend le contrepied du marché
Au début des années 80, la majorité des constructeurs misent sur la puissance brute et les moteurs quatre cylindres. Yamaha fait un choix audacieux en lançant la 1000 TR1, équipée d’un bicylindre en V à 75° de 981 cm³. Une architecture originale pour une routière, qui privilégie le couple, la souplesse et une conduite plus posée. Contrairement à la XV750, la transmission secondaire se fait par chaîne, logée dans un carter étanche rempli de graisse, un détail technique peu courant mais cohérent avec l’esprit de la machine.
Une base technique en avance sur son temps
La TR1 ne se contente pas d’un moteur atypique. Elle adopte également une suspension arrière Cantilever avec monoamortisseur, renforçant son confort et sa stabilité sur long parcours. Si la moto ne rencontre pas immédiatement le succès commercial espéré, son moteur devient une véritable pierre angulaire de la gamme Yamaha. Il donnera naissance à de nombreux modèles emblématiques comme les XVS1000, XV1000 SE Midnight, XV1100 Virago ou encore la BT1100 Bulldog commercialisée en 2002.
Pourquoi la 1000 TR1 est devenue culte
• Un bicylindre en V au caractère marqué
• Un couple généreux et une conduite apaisée
• Une architecture technique originale pour son époque
• Une moto précurseur de toute une lignée Yamaha
• Un modèle aujourd’hui recherché par les amateurs de machines atypiques
Entretien et expérience mécanique : une moto qui marque
La Yamaha 1000 TR1 demande un entretien sérieux mais reste mécaniquement accessible. La transmission par chaîne sous carter étanche est un bon exemple de sa philosophie : propre sur le papier, mais exigeante à l’atelier. J’en garde d’ailleurs un souvenir très précis. En 1998, lors de mon arrivée chez Yamaha en période d’essai pour un poste de mécanicien, on me confie le remplacement d’un kit chaîne sur une TR1. Quelques heures passées à composer avec ce carter rempli de graisse, une intervention plus complexe qu’elle n’y paraît, et une expérience qui reste gravée. Cette moto, on ne l’oublie pas, ni sur la route, ni à l’atelier.
Pièces détachées et accompagnement chez Planète Yam
Aujourd’hui, entretenir ou restaurer une 1000 TR1 reste parfaitement envisageable. Les pièces détachées d’origine et les pièces adaptables sont disponibles sur planete-yam.com, qu’il s’agisse de pièces moteur, de transmission, de freinage ou d’éléments de partie-cycle. Le service client Planète Yam connaît bien ces modèles à caractère et saura répondre aux questions techniques, orienter vers les bonnes références et accompagner chaque projet avec sérieux et passion.
Caractéristiques techniques Yamaha 1000 TR1
• Moteur : bicylindre en V 4-temps, simple ACT, 2 soupapes par cylindre
• Cylindrée : 981 cm³
• Alésage x course : 95 x 69,2 mm
• Puissance : 69 ch à 6 500 tr/min
• Alimentation : 2 carburateurs de 40 mm
• Allumage : CDI
• Boîte : 5 rapports
• Cadre : poutre emboutie
• Suspension avant : fourche téléhydraulique, débattement 140 mm
• Suspension arrière : monoamortisseur, débattement 105 mm
• Frein avant : double disque 267 mm, étrier double piston
• Frein arrière : tambour
• Réservoir : 19 litres
• Poids à sec : 220 kg
Une routière incomprise devenue attachante
La Yamaha 1000 TR1 n’a peut-être pas rencontré le succès immédiat qu’elle méritait, mais elle a ouvert la voie à une autre manière de concevoir les grosses cylindrées Yamaha. Aujourd’hui, elle séduit par son caractère, son moteur et son histoire, et rappelle que certaines motos prennent tout leur sens avec le temps.
Une machine à part, pour passionnés avertis.
Merci de ta confiance. Damien.



J’ai acheté la première sur mon département (07) à 10.000 Francs tout rond !!!
Je l’ai toujours et entièrement d’origine. Un couple impressionnant dés le plus bas régime qui me permettait de faire la nique au sportives de l’époque sur les petites routes de l’Ardèche. Ce double moteur de XT est aussi fort agréable en balade. A surveiller le démarreur qui a du mal parfois à remuer les deux gros pistons. Mais il y a une solution technique. Bref une moto très attachante et facile.
Merci pour ton commentaire, c’est exactement ce genre de retour qui fait plaisir à lire.
Tu résumes parfaitement l’esprit de cette moto : du couple, du caractère, efficace sur petites routes et super attachante. Et oui, le démarreur est un point connu, mais il existe des solutions. Une machine simple, vraie, et qui marque son pilote. 👍
bonjour Damien
je crois qu’il serait bien d’ouvrir une parenthèse sur la Yamaha v max 1200 de 1991 moto qui m’a fait rêver a 20 ans et aujourd’hui elle est au chaud dans mon garage et je peux l’a comtempler
Bonjour Patrick,
Ta VMAX 1200 de 1991… je vois très bien ce que tu veux dire. À 20 ans, elle te faisait rêver, et aujourd’hui elle est là, dans ton garage.
La contempler, ce n’est pas juste regarder une moto. C’est revivre une époque, des sensations, une part de toi. Et franchement, c’est beau. Certaines motos passent, d’autres restent. La tienne fait clairement partie de celles qui marquent une vie.
Et merci à toi de faire vivre et de préserver ce patrimoine Yamaha. Ces machines-là méritent des passionnés comme toi. Si un jour tu as besoin de conseils, de pièces ou d’un coup de main, pense à nous. On est là pour ça. Merci de ta confiance .Voici l’article sur la 1200 VMAX et en plus en photo avec JCO 🙂 :
https://planete-yam.fr/yamaha-v-max-1200-1986-la-demesure-devenue-legende/
Bonjour,
Je possède 2 TR1
La 1ère acheté neuve en 1982 et qui m’a emmené sans aucun problème jusqu’à Gibraltar et aussi en ex-Yougoslavie.
La 2ème acheté d’occasion est attelée à un side-car Jeaniel Captain.
Je ne roule plus actuellement pour diverses raisons et une remise en route sera nécessaire pour les faire rouler à nouveau.
Vous faites allusion à des solutions pour les problèmes de démarreur, pourrait-on les connaitre? Merci.
Bonjour, ravi d’avoir un retour sur un utilisateur de TR1 . Concernant le problème de démarreur c’est le meme problème rencontré sur les XV1100 Virago , il fallait caler le bras de liaison avec des cales dans le ressort afin de “conserver” la force transmise par le démarreur. Malheureusment je ne retrouve pas la note technique de l’époque. Au plaisir d’échanger